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La Compagnie
« Pourquoi je fais du théâtre ?
(…) Tout simplement parce qu’une scène de théâtre est un des lieux du monde où
je suis heureux. » (Albert Camus)
Tel est sans doute l’état d’esprit qui anime
la grande majorité des membres de la Compagnie Schlippe, née voici un peu plus
de sept ans de la volonté de quelques uns, d’un enthousiasme communicatif et –
aussi – d’une bonne dose d’inconscience. Sept ans plus tard, pourtant, le
projet demeure, plus vivace que jamais, et en dépit d’une équipe évoluant au
gré des allées et venues, le groupe disparate des débuts s’est mué en une
équipe soudée qui, à y regarder de plus près, ne serait pas loin de présenter
les signes de ce qui pourrait commencer à devenir une belle amitié… Voici donc
notre histoire, ou plutôt sa face visible, en quelques bornes.
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Le premier mouvement, le Genèse, chaotique
comme de juste. Des répétitions étalées sur un an, des costumes et des décors
réalisés avec les moyens du bord (merci Anne-Michèle), l’absence de budget et,
au bout du compte, beaucoup de plaisir (et une partie du public qui reviendra
l’année suivante !)
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Macbett (25, 26 et 27 mars 2004)
Premier projet un tant soit peu structuré,
mise en scène à deux voix et scénographie plus ambitieuse – premiers détours
aussi par la case « bistrot » après les répétitions. Décision, après
constitution en asbl, de se doter d’un règlement d’ordre intérieur (le bien
nommé R.O.I.).
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Les Brumes de Manchester (14, 15 et 16 avril 2005)
C’est le premier temps de l’exode. Certains
partent (l’année même du policier qu’ils appelaient de leurs vœux), d’autres
arrivent, Etienne fabrique se premiers accessoires (merci aux conserves Zwan,
Boni et Del Monte) et le public nous reste fidèle… On va s’atteler à la
rédaction d’un R.O.I.
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Devinez qui ? (20, 21 et 22 avril 2006)
Hasard des circonstances, c’est encore un
policier, plus classique, moins grinçant mais plus sanglant que le précédent.
Sueurs froides pour obtenir les droits de représentation, mais succès de foule
et reprise en octobre (20 et 21) pour la soirée annuelle de l’Association des anciens du
CSPU. On s’exporte ! La consécration, quoi… Revers de la médaille, le R.O.I.
est reporté à une date ultérieure. Nous vous tiendrons bien sûr au courant de
l’évolution de ce dossier.
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Dans une petite bourgade américaine, le comité paroissial
attend avec impatience son nouveau révérend. Les voies du
Seigneur étant ce qu’elles sont, deux pasteurs sont
dépêchés pour prendre soin de brebis quelque peu
égarées… S’ensuit une campagne
électorale d’un genre nouveau, où séduction,
pratique du golf, amour du bricolage et chimie amusante se
révèlent autant d’arguments de poids.
Les innocents n’auront pas nécessairement les
mains pleines...
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Le Malade Imaginaire (10, 11 et 12 avril 2008)
Tout le drame se déroule à huis clos, dans la demeure
d’Argan infestée d’une nuée d’insectes humains. Armés de seringues, de
clystères, de chapeaux pointus, de latin, de science spécieuse et de discours
ronflants, ils le séduisent, l’endoctrinent et finissent par l’entraîner dans
un simulacre d’intronisation mené en grande pompe – son fauteuil s’est mué en
trône pour la circonstance. Il lui suffit de se laisser faire pour devenir
savant.
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